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Les
mots qu'ils ne faut pas prononcer
Un
gouvernement "national-socialiste" ? Pour
Francis Van De Woestyne (La Libre Belgique): non.
Plutôt un gouvernement "papillon".
Pourquoi pas libellule ou coccinelle ?

Francis
Van De Woestyne, éditorialiste de La Libre Belgique,
a répondu à une question d'un "chatteur"
en éludant le terme "national-socialiste".
Le lecteur du quotidien francophone se demandait comment
il fallait appeler le futur gouvernement belge, s'inquiétant
de l'horrible expression "national-socialiste"
- nationale pour la NVA et socialiste pour le PS.
M. Van de Woestyne préfère
nommer le futur gouvernement de "gouvernement papillon".
Le terme est buccolique, rappelle l'emprunte de Di Rupo
et, surtout, se veut éphémère.
La vie des papillons étant particulièrment
courte.
Cela sousentend que personne
ne veut d'une majorité PS-NVA à long terme,
que tous espèrent que le soufflet retombe après
les futures élections. La recette pour y arriver
étant de leur faire "mouiller le maillot",
de leur faire prendre des responsabilités.
Par contre, même les personnes
les plus cultivées refusent la comparaision avec
le régime national-socialiste allemand. En fait,
il est vrai qu'à 95% la comparaison n'a aucun
sens. Il reste quand même 5% de similitudes et
d'inquiétudes.
Le futur gouvernement PS-NVA
échange la garantie de mesures sociales contre
des avancées nationalistes. Le parti d'Hitler
ne disait rien d'autre. Le futur gouvernement veut rassurer
au maximum à l'intérieur et à l'extérieur
des frontières tout en continuant les brimades
sur une minorité de la population. Le parti nazi
pratiquait une politique semblable.
La population brimée
l'était pour des raisons économiques (les
Juifs possédaient de très nombreuses richesses
; les Francophones de la périphérie sont
reconnus pour être des gens aisés -cf.
les déclarations de Bert Anciaux).
Les nazis voulaient récupérer
la Rhénanie, les Flamands veulent récupérer
Bruxelles. Les fascistes allemands n'ont plus voulu
la tenue d'élections, la validité des
élections juin 2010 ont été remises
en question en Belgique par de nombreux Flamands (même
des juges) ...
Certes la Flandre ne veut pas
attaquer le monde entier, certes Bart de Wever n'est
pas Hitler, certes la Flandre ne veut pas mettre en
place une politique concentrationnaire, certes (apparemment)
la NVA accepte le jeu démocratique ...
Mais surtout, d'une part, le
monde de 2010 n'est pas celui de 1930 et, d'autre part,
la Belgique est composée de deux communautés
importantes, l'Allemangne de 1930 étant quant
à elle essentiellement monoculturelle.
Ce gouvernement "papillon",
PS-NVA ou "national-socialiste" , s'il se
met en place, devra, selon nous, être observé
et analyse de très près pour qu'il ne
dérape pas. L'avenir de Bruxelles et des Bruxellois
, intra et extras muros, est en jeu.
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