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Tensions entre le MR et le FDF



Les élections fédérales
de juin 2010 n'ont pas épargné la famille libérale
belge (la droite). Au nord du pays, l'Open Vld devient un parti
de deuxième zone. Au sud, la fédération
MR garde une influence importante même si elle a perdu
un quart de ses électeurs.
A Bruxelles, la fédération
MR, composée du MR (mouvement réformateur) et
du FDF (Fédéralistes démocrates francophones)
s'est relativement bien comportée, perdant 3-4% d'électeurs.
Si on tient compte de la concurence du PP (Parti populaire),
un parti de droite dure, qui a récolté entre 2
et 3% de voix, la fédération MR n'a en enfait
perdu qu'1% de ses électeurs. Face au succès important
du PS, c'est évidemment un échec, mais relatif
puisque la fédération reste la première
formation politique à Bruxelles.
Malgré ces résultats
respectables, des tensions sont néanmoins apparuees au
sein de la fédération. En effet, le poix respectif
du MR et des FDF au sein de la fédération s'est
inversé au profit du FDF. Avant les élections,
le MR était dominant au sein de la fédération
MR de Bruxelles. Après les élections, c'est le
contraire.
En conclusion, le vote régionaliste
(NVA en Flandre, PS en Wallonie) a également eu lieu
à Bruxelles. La percée des FDF étant cachée
par la baisse du MR. Si les FDF s'étaient présentés
seuls devant l'électeur, il aurait plus que probablement
obtenu une belle victoire.
Fort de ce succès, les
FDF, plus proche du terrain bruxellois, ont proposé aux
élites du MR de faire une auto-critique afin qu'ils se
rapprochent de la nouvelle population bruxelloise, d'origine
cosmopolite. Le succès du PS est en effet aussi le succès
d'une politique d'ouverture sur les populations "d'origines
étrangères". Le PS est en effet un parti
plus communautariste que le MR.
Mais l'électorat traditionnel
du MR n'apprécie pas apparemment ces évolutions.
Bon nombre d'entre eux vont même jusqu'à demander
la scission de la Fédération, voulant exclure
les FDF.
Tout cela ne favorisera pas la
sauvegarde d'un front des Francophones. Bruxelles et sa population
seront les premières victimes du résultat des
dernières élections et des conflits d'intérêts
au sein des partis politique francophones.

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