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La
N-VA veut faire monter le MR dans le prochain gouvernement.
Cela donne du courage à Armand De Decker pour
attaquer le FDF et Maingain.
La "guerre" pronée par M. Michel vise-t-elle
le nationalisme flamand ou le "nationalisme"
bruxellois du FDF?


Le
MR (versus PRL) veut rester au pouvoir. Ils se disent
sans doute que de toute façon, ils ne pourraient
plus descendre plus bas dans les intentions de vote.
Autant remettre le couvert.
L'opportunisme politique ne fait
pas de grands hommes d'Etat, c'est une des cause du
désintérêt de nombreux citoyens
pour la politique. Le "je tourne ma veste du bon
côté" finit pas lasser ceux qui défendent
honnêtement des idées, quelles qu'elles
soient.
La fédération
FDF-MR va-t-elle éclater?
De Wever semble vouloir tout
faire pour y arriver. En voulant du MR dans le futur
gouvernement, c'est surtout pour deux raisons :
1.espérer l'éclatement de la fédération
et donc la marginalisation du FDF,
2. se protéger de ses propres électeurs
: en intégrant le FDF dans le gouvernement, si
la fédération n'éclate pas, il
pourra toujours dire à ses électeurs que
la régionalisation n'a pas pu aller plus loin
à cause du FDF. Dans une coalition sans le FDF,
cela sera difficle de justifier une régionalisation
limitée.
Dans les deux cas, De Wever peut être gagnant.
Nous assistoans actuellement à
la préparation stratégique des deux vainqueurs
: le PS se gonfle les pectoraux en affirmant disposer
d'une machine de guerre et la NVA, plus subtile, avance
ses pions.
Tout cela va s'eclaircir dans
les mois à venir.
En attendant, le citoyen assiste
à la bataille du MR, premier opus de la désolidarisation
intra-francophones. Une fois que le MR aura lâché
les Francophones de Bruxelles (intra et extra-muros),
la voie sera ouverte pour le PS de suivre le même
chemin.
Ecolo, pour sa part, n'a fait
que répeter pendant toute la campagne qu'il ne
voulait pas se mouiller dans ce dossier. L'actuel rapprochement
entre Groen et Ecolo ne fait que conforter cette position.
En se liant à Groen, Ecolo avoue qu'il préferera
être fidèle à Groen que de l'être
aux Bruxellois extra-muros (ou de la périphérie).
Vision purement électoraliste : la périphérie
bruxelloise ne votant en effet pas en masse pour les
écologistes, que du contraire.
Reste le CDH de Milquet qui
deviendra bientôt le CDH de Benoît Lutgen.
Madame "non" ne sera donc plus au premier
plan. Par ailleurs, le CDH forme avec le PS un cartel
qui ne dit pas son nom, ce n'est plus un secret pour
personne. Tant que le CDH sera faible et le PS fort,
cela ne changera pas.
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(suite)
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