Dix priorités pour Bruksel


Priorité 1

Connaître les vraies intentions des Flamands et des Wallons.

Il existe un doute sur les vraies intentions des Flamands mais également des Wallons.
Par rapport aux Flamands, le fait de refuser d'échanger quelques hectares de forêt flamande contre quelques héctares de forêt wallonne serait un signe de leur mauvaise foi. Les écureils, les renards et les arbres ne sont en effet ni flamands ni wallons.
Du côté des Wallons, refuser l'élargissement de Bruxelles par l'incorporation de Waterloo à la Région bruxelloise serait également un signe de mauvaise foi des Francophones de Wallonie. Un élargissement "unilingue" n'a pas de sens au niveau géo-socio-économique.
Pour l'instant, personne ne cherche à connaître les vraies intentions des Wallons et des Flamands ; ni les politiciens flamands, ni les politiciens francophones, ni les journalistes, ni les politologues, même pas les Bruxellois. A croire que l'on se trouve face à un aveuglement général ? Ou alros, cela arrange peut-être tout le monde qu'on ne le résolve pas : les Wallons et les Flamands s'enrichissent, les journalistes vendent leurs papiers, les politologues n'ont jamais été aussi souvent consultés ...
Et les Bruxellois, quelle serait leur raison ? Il y a ceux qui n'en patissent pas et puis il y a les autres, ceux qui ne veulent pas voir qu'on les exploite et qu'on les manipule de l'extérieur.

Priorité 2

Apaiser les peurs de part et d'autre.


La Flandre a peur de la francisation.
La Wallonie a peur de l'annexion de Bruxelles par la Flandre.
Bruxelles a peur de perdre sa richesse et le siège des institutions internationales.
Apaiser la peur des Flamands, c'est accepter une limite septentrionale définitive à la Région bilingue de Bruxelles (exemple : +/- le Ring).
Apaiser la peur des Wallons passera par la création d'un lien physique entre la Régioni wallonne et la Région Bruxelloise.
Apaiser Bruxelles ne pourra se faire que par la mise en place d'un cadre juridique stable et autonome et par maîtrise de ses enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Pour sortir de la crise institutionnelle, il faudra résoudre les aspects émotionnels du litige. Personne ne pourra donc faire l'économie de l'apaisement des peurs de toutes les parties au conflit.




Priorité 3

Les Bruxellois doivent être conviés à la table des négociations.

L'avenir de Bruxelles doit être élaboré prioritairement par des Bruxellois. Lors des négociations, il faut que la moitié des négociateurs flamands et francophones soient représentée par de "vrais" Bruxellois. A défaut, l'avenir de Bruxelles sera décidé par des non-Bruxellois.
D'autre part, les négociateurs devront encore avoir des objectifs politiques personnels. En effet, la démocratie suppose que les décideurs reviennent devant l'électorat pour défendre leurs choix. Des hommes/femmes politiques non-Bruxellois ne pourront jamais être sanctionnés par des élections puisque leur électorat n'est pas bruxellois.
Dans le même esprit, des hommes/femmes politiques bruxellois trop agés ou sans avenir politique engageront des réformes qui ne pourront, non plus, jamais être sanctionnées par l'électeur.
A titre d'exemple, des personnalités comme Philippe Moureaux, F-X de Donnea, Wilfried Martens, Jean-Luc Dehaene ont leur carrière politique derrière eux.


Priorité 4

La Région doit obtenir l'autonomie constitutive et doit pouvoir négocier sa frontière linguistique.

Sans autonomie constitutive, la Région bruxelloise n'est pas mise sur un pied d'égalité avec les deux autres régions. Lors des négociations institutionnelles, d'ailleurs, elle n'est jamais conviée au même titre que la Wallonie ou la Flandre. C'est pour cela qu'elle n'obtient pas des droits équvalents. C'est pour cela qu'elle est exploitée par les deux autres régions.
L'autonomie constitutve, c'est pouvoir décider de son avenir sans tutelle de la Flandre et de la Wallonie.

La frontière linguistique a été décidée entre deux Régions unilingues par des représentants unilingues. La frontière linguistique entre la Région bilingue de Bruxelles et les deux autres régions n'a jamais été négociée avec les représentants bilingues de Bruxelles. C'était un abus de droit qui a été préjudiciable à la Région bilingue de Bruxelles.
Pour preuve, la région est enfermée dans un carcan institutionnel qui l'étouffe du point de vue économique et social.
Dans un contrat, on ne peut jamais décider pour autrui. Il faut l'accord de tous. La fontière linguistique a été décidée entre les Wallons et les Flamands; jamais avec les Bruxellois. Les Bruxellois peuvent donc remettre en question la frontrière linguistique autour de Bruxelles.

Priorité 5

Interdire le sous-financement

Maintenir de bonnes relations aves les autres régions. Accepter qu'une partie des bénéfices de la Région soient rétrocédée aux deux autres Régions par esprit de solidarité, avec plaisir. Mais, cette rétrocession ne doit jamais avoir pour conséquence d'empêcher la Région d'assurer ses fonctions propres. On peut donner ce dont on a pas besoin. Aujourd'hui, une rétrocession de 500 millions d'euros par an est un minimum. C'est la somme qui appartient à Bruxelles et qui lui est retiré abusivement.

Priorité 6

Un élargissement territorial rationnel, fonctionnel et limité

Bruxelles doit pouvoir dévélopper son économie. Pour cela, elle a besoin de terrains et d'infrastructures. La maîtrise du Ring, une redynamisation du canal et de nouvelles infrastructures ferrroviaires sont iindissociables de l'autonomine bruxelloise. Une autonomie purement juridique n'aboutira à rien. Bruxelles est consciente de son enclavement. Elle doit rassurer les deux autres régions en refusant un modèle d'expansion sauvage de la ville. Mais il y a un minimum en dessous duquel, il est impossible de simplement exister durablement. Il existe un "éco-socio-système" urbain qui tient compte de paramètères sociaux, économiques, écologiques, industirels et urbanistiques. Le Ring de Bruxelles n'a pas été créé autour de Vilvorde. Au niveau fonctionnel, il est lié à Bruxelles.
Cet élargissement doit se faire de manière équilibrée. La quantité de territoires cédés par la Wallonie à Bruxelles doit être équivalente à celle cédée par la Flandre.
S'arcbouter derrière la Constitution pour ne pas changer les frontières linguistiques n'a pas de sens. En effet, si une Constitution ne peut être modifiée, il faut alors revenir à la Constitution originelle de 1831 dans laquelle on ne parle pas d'Etat fédéral, ni de région flamande ... !!!

Priorité 7

Protéger les cultures en danger tout en stimulant le cosmopolitisme

Pour garantir la stabilité de la frontière linguistique, il faudra veiller à la stabilité des flux "linguistiques". Une frontière linguistique qui ne reflète pas la réalité linguistique sur le terrain sera d'office un jour contestée. Il faut mettre en place un observatoire des réalités linguistiques de tous les quarties proches de la frontière linguistique. Les zones soumises à de fortes pressions migratoires de type linguistique (francisation, flamandisation, arabisation, anglicisation) doivent pouvoir bénéficier de politiques spécifiques. Des zones de protection culturelle doivent pouvoir exister. Ces zones pourront mettre en oeuvre des politiques qui seraient interdites en dehors de ces zones pour protéger les cultures menacées.

Par ailleurs, cette protection ne doit pas rimer avec repli sur soi. En effet, les régions cosmopolites, par définition, intègrent les cultures minoritaires et leur permet de survivre, voire de se dévélopper. Le grand danger pour une culture minoritaire, c'est d'être confrontée à une seule autre culture majoritaire. C'est dans une telle configuration que les tensions linguistiques sont les plus vives. Bruxelles a intérêt de développer sans cosmopolitisme pour préserver la culture flamande à Bruxelles.
Le cosmopolitisme ne signifie par communautarisme. Le communautarisme, c'est un ensemble de mondes parallèles qui ne se rencontrent jamais tout en se cotoyant tout le temps. Le cosmopolitisme, c'est une rencontre permanente entre les cultures sans qu'aucune ne cherche à dominer les autres. Le communautarisme est souvenet intolérant et xénophobe. Le cosmopolitisme est tolérant et accueillant.

Priorités 8-9-10

Bientôt

 

 

.

 

 



 

 














Des commentaires subjectifs sur base d'une revue de presse

2 juillet 2010
18 juin 2010
9 juin 2010
2 juin 2010
26 mai 2010
19 mai 2010



 



Tous les articles, toutes les photos de la revue de presse viennent de l'un des médias ci-dessus. Nous ne mentionnons pas l'origine de tel ou tel article à côté de celui-ci car cela n'a que peu d'intérêt. Nous ne faisons en effet pas une analyse systématique des lignes rédactionnelles. Ce n'est pas notre objectif. Si nous reproduisons une partie de l'article d'origine (photo comprise), cela ne vise que notre travail d'analyse critique de l'actualité communautaire belge.


 

 

{tableau 2}

 

Plan non exhaustif du site

Les fichiers de base    
brussels dossiers.htm revue de presse table matières.htm brussels 09.htm
brussels 10.htm ecolo ps mr cdh fdf.htm brussels 07.htm
NVA parti fasciste.htm brussels 03.htm revue de presse table matières 01.htm

Le résumé de la semaine
(revue de presse) 9 juin 2010
Le résumé de la semaine
(revue de presse) 2 juin 2010
Le résumé de la semaine
(revue de presse) 26 mai 2010
 
       
fdf clerfayt.htm open Vld Vanhengel juin 2010.htm BHV convocations.htm  
CDNV Thysen.htm ecolo javaux juin 2010.htm BHV mr ps disputes.htm  
Politologue Faniel.htm PP Modrikamen juin 2010.htm BHV de wever.htm  
bruxelles finances.htm cdh Milquet juin 2010.htm Maingain méthode Dehaene FDF.htm  
cdh Milquet juin 2010.htm bruxelles economie.htm BHV bourgmestres flamands.htm  
CDNV leterme.htm mr michel juin 2010.htm Belgique manifestation indépendance de la Flandre.htm  
ecolo javaux juin 2010.htm fdf maingain juin 2010.htm De Croo elections 2010 BHV.htm  
ps picque.htm flandre 1er ministre.htm    
nva de wever.htm