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Le MR et le PS se chamaillent
à nouveau. Les convocations électorales
en arrière-plan.

Sur le fond
Le PS fait
le maximum pour se positionner comme leader sur le dossier
de la crise économique (Grèce - Euro). Magnette
assure à lui tout seul ce front laissant les autres
leaders PS (Di Rupo, Onkelinx ...) disponibles sur les
autres dossiers. En même temps, le PS reste au balcon
sur le communautaire au cas où il ne pourrait pas
former un gouvernement indépendant des pulsions
communautaires. Di Rupo, en disant comprendre la décision
de Mme Turtelboom, montre qu'il est présent sur
le dossier, mais de manière pondérée.
Le message est clair : "le communautaire est important
mais il ne faut pas verser dans l'extrémisme".
Le MR
critique la position du PS de ne pas vouloir condamner
la décision de Mme TurtelBoom (Open VLD). Il crie
même (en douceur) à la trahison. Le MR est
en effet coincé. Il a besoin des socialistes et
il a besoin d'être en première ligne dans
la défense des Francophones. Il doit donc montrer
qu'il n'est pas content mais sans trop facher le PS.
Bernard Clerfayt a été
le plus dur vis-à-vis de Mme Turtelboom. Il veut
qu'elle ne puisse plus jamais être ministre. Mme
Turtelboom s'est déjà fait des ennemis dans
le dossier de la régularisation des "sans-papiers".
Elle se met aujourd'hui à dos le FDF.
Soit sa décision est illégale
et elle devra être sanctionnée; soit elle
ne l'est pas et alors les propos de M. Clerfayt sont déplacés.
Dans le camp du FDF, Bernard Clerfayt a en général
une position plus conciliante que son président.
Il fait preuve aussi d'ouverture dans la gestion de ses
dossiers. Mais est-il compétent au niveau juridique
?
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